Année d’investissement
2023
Secteur
Détection d’actifs successoraux
LCB-FT
Fondateurs
Jean-Charles Chemin
Adelina Prokhorova
Eric Maïda
Née d’un besoin personnel devenu mission, Legapass simplifie et sécurise le notariat pour permettre à chaque notaire de se recentrer sur l’essentiel : son rôle de tiers de confiance au service du droit, des familles et des citoyens.
Comment est née Legapass, et quelle trajectoire a connu l’entreprise depuis sa création ?
De nos jours, chaque personne possède un patrimoine numérique de valeur, souvent doté d’une signification financière importante, accessible uniquement par elle-même. Ce patrimoine, qu’il soit administratif, sentimental, ou financier, est protégé par des identifiants et mots de passe.
Conscient de cette réalité, Legapass a été fondée sur une mission claire : assurer que, en cas de décès, les héritiers de nos clients puissent accéder et gérer ce patrimoine numérique sans que celui-ci doive être révélé de leur vivant.
La sécurisation de l’accès à ces données numériques est un défi majeur qui s’avère souvent hors de portée pour le grand public, principalement en raison de la complexité technique et des coûts financiers y afférents.
Pour faire face à cette problématique, nous avons d’abord conçu et développé notre premier produit : le coffre Legapass. Ce dernier assure une protection impénétrable des données sensibles et leur transmission après décès. Depuis sa création en 2021, l’entreprise s’est concentrée sur le développement et l’amélioration de ce coffre, franchissant des étapes clés en 2023, notamment en obtenant l’habilitation France Connect et en recevant la labellisation du Conseil Supérieur du Notariat. Ces réalisations attestent de l’excellence de nos processus et du sérieux de notre travail d’équipe.
Avec une levée de fonds de plus d’1 million d’euros en 2023, Legapass a poursuivi son expansion, en développant sa visibilité et en accélérant le développement de son produit.
En début d’année 2024, nous avons ainsi lancé notre deuxième produit, tout aussi novateur : le radar Legapass. Ce dernier permet aux notaires de localiser plus efficacement des actifs dans le cadre des successions, tels que le patrimoine numérique (monnaies numériques ou autres investissements numériques…), immobilier ou sociétaire, en France ou à l’étranger.
Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir ADNEXUS comme partenaire financier ?
Au fil de nos échanges avec ADNEXUS, et alors même que n’avions pas identifié le marché du notariat comme étant une priorité de développement, nous avons pris conscience du potentiel de synergies qui résidait entre notre expertise technologique et la parfaite connaissance du secteur notarial que possèdent les équipes du fonds.
ADNEXUS s’est révélé être un partenaire clé pour nous aider à comprendre les besoins métier spécifiques et à adapter notre produit, en l’occurrence le radar LEGAPASS, aux exigences de la profession notariale. Leur expertise dans l’écosystème notarial a été essentielle pour réussir notre intégration dans ce marché.
Au quotidien, nous bénéficions d’un soutien continu d’ADNEXUS grâce à nos réunions hebdomadaires avec les équipes qui nous apportent un accompagnement stratégique, tout en nous appuyant sur le plan logistique et en nous donnant accès à leur réseau.
Quelle est votre ambition sur le marché notarial ?
Les notaires traitent aujourd’hui environ 300 000 successions par an en France. Pourtant, la localisation de certains actifs reste parfois complexe. Avec notre radar LEGAPASS, nous offrons à ces notaires la possibilité de s’équiper avec les meilleurs outils disponibles pour pouvoir mener à bien leurs recherches patrimoniales de manière plus efficace. En interrogeant de multiples sources de données, notre radar permet non seulement d’améliorer l’efficacité de leur travail, mais aussi de renforcer leur protection juridique vis-à-vis de leurs clients.
En ajoutant notre service de récupération d’actifs, en particulier pour les cryptomonnaies, nous offrons une capacité sans précédent aux notaires pour identifier et sécuriser ces actifs numériques souvent difficiles à retracer.
Ces actifs non identifiés, représentent un potentiel financier considérable, tant pour les successeurs que pour les finances publiques et par extension pour l’économie française.